Episode 2

Ainsi, dans ce néant, 
Arrivèrent sans manières,
Le père, la Mère,
Et le chien Phylistair,

Et c’est d’abord le père,
Qui lentement s’avança,
Et de toute sa grosse voix,
Lui parla en ces termes,

Voyageur, j’ai pesé,
L’égarement qui est tiens,
Dans ce monde éthéré,
Au passé incertain,

Ce chemin de Damas,
Pèlerinage imposé,
En perçant ta cuirasse,
Je t’y ai condamné,

Il faut courroux garder,
Tu en auras besoin,
Ta combativité,
Décidera du destin,

Au revoir et bon voyage,
Bonne exode vers l’endroit,
Jusqu’au prochain rivage,
Ton père t’y reverra,

Ainsi, dans ce néant,
Se tenaient sans manières,
Le père, la Mère,
Et le chien Phylistair,

Et c’est ensuite la mère,
Qui timidement marcha,
Et d’une toute petite voix,
Lui parla en ces termes,

Voyageur, tu constates,
Que la taille qui est mienne,
N’est pas très adéquate,
Tout juste lilliputienne,

Sous cette cloche condamnée,
A existence souffrir,
Mon enveloppe carencée,
Ne cesse de rétrécir,

Il me tient prisonnière,
Patriarche insensible,
Qu’il te faudra défaire,
Pour me rendre au visible,

Au revoir et bon voyage,
Bonne exode vers l’endroit,
Jusqu’au prochain rivage,
Ta mère t’y attendra,

Ainsi, dans ce néant,
Devisaient sans manières,
Le père, la Mère,
Et le chien Phylistair,

Qui s’avance à son tour,
Vénérable épagneul,
Et ouvrant grand sa gueule,
Aboya en ces termes,

Voyageur, A présent,
Tu connais Père et Mère,
Comprends-tu, ce faisant,
Ce qu’il te reste à faire ?

Il alimente ta haine,
Elle, cajole ta pitié,
Âmes contraires et malsaines,
Mais d’égale nocuité,

Pour les vaincre cependant,
Il te faut t’éprouver,
Va, pars dans l’instant,
Car le temps est compté,

Au revoir et bon voyage,
Bonne exode vers l’endroit,
Jusqu’au prochain rivage,
Ce chien veillera sur toi.
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