Be kind, rewind

Bonjour!

Dans un mois, ce blog soufflera sa première bougie, et c’est une jolie occasion pour moi d’enclencher la touche « retour rapide » de mon magnétoscope intérieur!

Créé au plus profond du second confinement, cet espace dédié à mes élucubrations poétiques a vu le jour dans une nécessité d’occuper le vide consécutif au coup d’arrêt de mon activité professionnelle de l’époque, laquelle apportait, sans doute plus que de raison, une structure à ma vie quotidienne. L’autre objectif était de constituer une archive de textes qui, trop souvent, finissaient dans la corbeille à papier sans même être foulé par d’autres yeux que les miens!

Et que de choses en un an! « Carapaces« , d’abord, après une publication épistolaire ici-même, a pris le chemin de quelques maisons d’éditions. Quelqu’en soit la finalité, le désir de publier les (mes)aventures de Cloporte ne m’a pas quitté, aussi, si les éditeurs n’en veulent pas, je passerai certainement par la case autoédition.

Ensuite est venu « Haxo« , les chroniques en sonnet du métro parisien, dont le premier axe prend fin dès aujourd’hui avec ces deux dernières stations, « Gare de l’Est » et « Garibaldi« ! Loin d’être terminée, cette aventure va revenir très prochainement avec de nouvelles stations, mais j’abandonne désormais la forme sonnet pour une versification plus instinctive, moins de rimes, plus de tripes! Il me tarde de les partager avec vous!

Par ailleurs, « Haxo » est en cours d’adaptation au format audio par mes soins, et j’envisage de le lancer sur les plates-formes de podcast dans quelques temps. J’en reparlerai en temps voulu, c’est tout un nouveau défi!

Ces récents mois, j’ai quitté mon job, déserté puis regagné Paris avec la vélocité d’un Ayrton Senna, puis retrouvé une activité plus en phase avec ce que je suis, avec ce que j’aspire à être, en tout cas!

Oui, cette reconversion au métier de librairie m’impose de lire beaucoup plus que je n’écris, et l’amplitude des journées associée à la fatigue de la découverte me laisse sur la carreau sitôt rentré. Oui, c’est toute une affaire de reprendre une routine de travail « normale » après un an et demi de récréation. Oui, mes publications, au moins pour quelques temps, seront plus espacées et peut-être moins prolixes. Mais j’ai le sentiment de me dessiner, comme à relier des points numérotés qui façonnent une silhouette comme dans les revues pour enfant, et j’ai du plaisir comme rarement jusque là! Charge à moi maintenant d’accorder du temps, et de l’énergie à tout cela!

Les remerciements en grandes pompes attendront le jour J, mais j’ai tout de même bien de la gratitude à penser à vous, qui êtes toujours au rendez-vous 11 mois après la mise à feu!

Belle journée, et bonne lecture!

Coup d’un soir

Bonjour!

Long time no see, hein ?

C’est qu’il s’en passe, des choses par chez moi, ces jours-ci !

Si vous avez lu il y a quelques jours mon texte « Paris-Angoulême », vous aurez compris que ma vie prenait un chemin particulier en ce mois de Septembre. Adieu racines, adieu boulot, et bonjour, bel inconnu!

Et bien à la lecture de ce nouveau One Shot, intitulé « Angoulême-Paris », vous comprendrez sans mal que votre serviteur est déjà de retour en case départ!

Il arrive que l’on ne prenne pas suffisamment d’élan pour prendre le looping, et qu’arrivé à mi-chemin, après s’être brièvement immobilisé, notre embarcation rebrousse chemin pour revenir aussi vite qu’elle est partie. Shit happens.

No hard feelings, Angoulême, notre rendez-vous Tinder a tourné court, peut-être t’ai-je vu trop belle, ou ai-je besoin, un temps encore, du giron rassurant de mère Lutèce!

Loin d’être émoussée, ma plume frétille de mille tressaillements, et ma prochaine aventure professionnelle au sein d’une librairie risque assurément de ne rien faire à l’affaire!

Tout cela est encore un brin bordélique actuellement, mais ça phosphore dur là-haut, alors stay tuned, folks!

Oh, et par ailleurs, il me reste encore quelques stations à parcourir avec vous dans les tunnels « d’Haxo ». Découvrez ma version du beau « Danube » bleu!

Prends ça, Johann!

Belle journée, et bonne lecture!

Pillow des Charentes

Bonsoir!

Je m’apprête à vivre ma première nuit d’Angoumoisin! Et la tête reposant sur cet oreiller étranger, bien que fourbu par la logistique qu’occasionne ce changement de vie et les heures de routes qui lui ont succédé, et bien je pense à vous!

Vous n’en demandiez pas tant, hein?

Je ne reviendrai pas sur les raisons pour lesquels je m’accroche tant à la tenue régulière de ce blog, d’autant que l’heure est avancée et que mes paupières se ferment! Mais sachez simplement qu’un soir comme celui là, l’existence d’internet est tout un réconfort!

Je me contenterais donc de vous proposer « Alésia », nouvelle station « d’Haxo ».

Et comme l’énergie va me manquer pour vous compter mon périple du jour, bien que la chose, je n’en doute pas, vous passionerait, vous en trouverez un palpitant résumé dans ce nouveau One shot, intitulé sobrement « Paris – Angoulême ».

Allez sur ce, belle nuit, et bonne lecture!

Contrôle technique

Bonjour!

Nouveau passage en coup de vent aujourd’hui! À moins d’une semaine de mon départ de Paris, il y a tant à faire!

Mais étrangement, je ne pense qu’à écrire, et tout ce qui en découle! Il faut dire, et je le réalise en l’écrivant, que ce blog est la seule certitude que je peux emporter dans mes bagages à l’abordage de cette nouvelle étape. Parce que ce blog, bien qu’amorcé il y a quelques mois, s’inscrit tellement dans cette nouvelle vie qu’il en était en réalité la première sardine!

(J’aurai pu dire « pierre », mais je préfère voir mon projet actuel comme une tente Quetchua plutôt que comme un hotel particulier avec crédit sur 25 ans!)

Dussé-je vous envoyer des pigeons ou vous faire des signaux de fumée, donc, ce blog vivra, pendant toute cette période de changement!

Ainsi, « Haxo » s’étoffe d’une nouvelle station. L’heureuse élue aujourd’hui: « Porte d’Auteuil »!

Pour celleux qui en douteraient, cette scène s’est réellement déroulée sous mes yeux! Je débutais à peine la rédaction de mes sonnets métropolitains. Des fois, les gens (et le destin, sans doute!) bossent pour vous!

Pour continuer dans la légereté, et puisque j’ai promis de ne rien vous épargner dans le texte introductif de ce blog, le texte suivant a été rédigé sur le parking du Norauto de Neuilly-Sur-Marne un mardi matin.

Tremble, Rimbaud!

Mon exercice du moment consiste à trouver l’inspiration partout, sur ce qui me passe par les yeux, et de trouver la poésie, tant que faire se peut, en m’affranchissant des rimes.

Vous constaterez que la consigne n’est pas à 100% respectée, mais il y a du mieux, work in progress!

Le texte s’intitule sobrement « Norauto ». Et j’espère qu’il vous plaira!

Belle journée, et bonne lecture!

L’étrange drame d’être une femme

Bonjour!

Je passe une tête pour partager avec vous un nouveau One Shot. Ecrit sur le pouce à bord d’une chaise longue au cœur du reposant « rien » Normand, il est la résultante de mes deux lectures de la semaine, qui m’ont procuré une douche Ecossaise assez sensationnelle!

Ma première lecture fut « Présentes », manifeste féministe très bien torché signé Lauren Bastide, bourré de références et écrit de façon très structurée et abordable, ce qui ne gâche rien! Ou comment commencer un solide boulot de déconstruction de notre société très masculino-centrée, au travers d’exemples tantôt très poignants, tantôt d’une banalité telle que je m’en suis voulu de ne pas avoir plus tôt mis le doigts dessus!

La seconde lecture fut un poème en Alexandrin d’une centaine de pages, datant de 1803 et intitulé « Le Mérite des femmes », par un dénommé Gabriel Legouvé.

Et c’est gourmand en diable!

Car le brave poète, passant certainement pour un dangereux avant-gardiste en son temps, dépeint un portrait amoureux de la gent féminine au gré de ses rimes inspirées.

Oui mais Gaby, là, après Bastide, ça ne prends plus!

La femme est louée pour ses qualités d’épouse, de conseillère, de garde-fou de son mari, puis de mère, puis de conseillère, puis de garde fou de ses enfants (de ses garçons, précisément, il n’est, en effet, nullement fait référence aux filles)! On souligne leur tempérance, leur pertinence, leur patience, bien plus développées chez elle que chez leurs homologues masculins. Une concession bien maigre, lorsque l’on comprends que tous ces atouts font simplement de la femme un sidekick indispensable à l’homme dans sa conquête du monde!

Femmes, on vous aime, car nous ne serions rien sans vous. Mais avec nous, vous n’êtes rien non plus. En gros.

On peut pardonner à ce brave Legouvé ces écrits un peu maladroits, et même saluer l’audace qu’ils devaient revêtir il y a plus de deux-cents ans! Mais je n’ai pu m’empêcher de faire un parallèle entre cet hommage à la femme et ceux entendus en boucle sur les ondes de mon poussif autoradio lors de mes pérégrinations normandes. Qu’il s’agisse de mamans, de soeurs ou de chéries, les beaux crooners en vogue, l’affaire de rester du bon côté du couperet, remercient les femmes à qui-mieux-mieux, d’avoir supporté leurs coups de gueule, de les avoir soutenu dans les coups durs, d’avoir fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui!

Pas baisant sur un CV, tout ça!

Oui, en 2021, les choses n’ont guère l’air d’avoir changé, et la femme ne semble pas avoir d’avantage de valeur aux yeux de ces fripons qu’à ceux de leurs papas, les Sardou et les Lahaye!

C’est de cette multitude d’inspirations qu’est né le texte du jour, intitulé « Le beau sexe ».

Et j’espère de tout cœur qu’il vous plaira!

Belle journée, et bonne lecture!

Tapis!

Bonjour!

J’espère que avez pris le navigo annuel!

Même au mois d’août, pas de travaux sur la ligne « Haxo », bien que votre chauffeur vous écrive ce jour depuis une retraite Normande fort bienvenue! Mais tout est automatisé, rassurez vous!

Premier arrêt: « Porte Dauphine », à la rencontre d’un de ces indécis qui ne semble pas réellement savoir où il se rend. Et le bougre semble prendre goût à ce petit jeu, se transformant en « Maverick » à la sauce RATP!

Voyager crée une forte dépendance, ne commencez pas!

Puis c’est à « Alexandre Dumas » que nous nous arrêterons, pour observer cette femme, qui, elle, ne semble que trop savoir le funeste destin qui l’attends au sortir du wagon!

J’espère que ces nouveaux textes vous plairont!

Et pardon pour cet article des plus faméliques, les suivants devraient être du même tonneau pour quelques semaines encore, car les grands changements de vie arrivent, et je vous en parlerai en temps voulu!

Rien qui ne saurait ralentir l’irresistible progression « d’Haxo » qui devrait toutefois arriver à son terminus dans trois ou quatre semaines. Pour mieux revenir sous une autre forme, mais là encore, work in progress, je vous dirais tout quand j’aurai des certitudes!

Belle journée et bonne lecture!

Dernier FOMO à Paris

Bonjour à toustes!

A moins d’un mois de faire mes adieux à la capitale pour les vertes contrées Charentaises, je réalise, avec un brin de honte, que je ne connais pas Paris.

Ce constat glaçant, je l’ai fait il y a quelques jours, à l’occasion de la visite d’une petite cousine désireuse de découvrir pour la première fois Lutèce et ses trésors.

Mon Paris à moi s’étend, peu ou prou, de la Porte de la Chapelle à celle de Champerret. Le Paris dans lequel j’ai vécu et travaillé (bien qu’ayant depuis regagné la banlieue Est, dans laquelle je suis né). Le reste s’apparente d’avantage à une lointaine destination de vacances qu’à d’autres quartiers de ma ville.

Et ma position de guide touristique d’un jour n’a rien fait à l’affaire! Bien qu’à l’aise en premier lieu pour la visite du Sacré-coeur, les choses se sont gâtées aux abords de la Tour Eiffel. Je pense que je n’avais pas vu la dame de fer de près depuis quelques 30 ans, depuis cette première visite Parisienne avec ma Mémé de Clichy-Sous-Bois.

Paye ton coup de vieux.

Même constat à la Concorde, aux Catacombes, au Trocadero! Tout cela était là, sous mon nez, sans que je daigne en profiter!

Serait-ce ça, le « FOMO », dont une amie Américaine fraîchement débarquée me parlait récemment?

Le « FOMO », soit « fear of missing out », c’est la peur de rater quelque chose, dans une ville où mille choses sont possibles à la minute, créant de ce fait  un sentiment d’anxiété. Ou comment, par peur de louper quelque chose, s’empêcher de vivre quoi que ce soit! Le terme s’applique en premier lieu aux nouveaux flux d’informations liés aux technologies modernes et à la peur de manquer l’info importante ou la promo inratable, mais il commence, a fortiori depuis l’apparition du covid dans nos vies, à être usité dans le cadre des interractions sociales.

Et Pantruche, c’est tout un réseau social, right?

Je ne peux nier avoir ressenti une certaine angoisse au sortir de nos différents confinements, lorsque les invitations recommencèrent à poindre. Je pense notamment à ce dimanche, un des premiers (et un des seuls, nous l’apprendrons plus tard) où le temps était joli, et où je fus invité à pas moins de quatre pique-niques!

Et bien les amis, je suis resté chez moi!

Bon, dans le fond, je pense que ma peur à moi, c’est d’avoir trop le choix! Ça me coupe la chique! Un petit endroit, un truc à visiter, une invitation à dîner, et ça fait la rue Michel!

Bon, enfin tout cela m’aura permis de découvrir les « Tuileries », et c’est joli, et les glaces sont bonnes! Et voilà un nouveau chapitre tout trouvé pour « Haxo »!

Au fait, ça existe encore, les Pouss-Pouss?

Belle journée, et bonne lecture!

Tonton du BLED

Bonjour à toustes!

Le temps a manqué pour passer vous faire un coucou en fin de semaine. Et c’est intolérable.

Pour me faire pardonner, je vous propose aujourd’hui deux textes bien différents!

Je dois être très honnête avec vous, la plupart des anecdotes et personnages qui constituent la chair « d’Haxo », ne sont pas issus du métro, mais du RER!

Trahison.

Tout banlieusard que je suis, ce dernier constitue une grande partie de mon itinéraire quotidien. Et si les situations sont peu ou prou les mêmes, l’habitacle spécifique au réseau express incorpore la notion de verticalité aux rapports entre voyageurs. Et c’est assez gourmand!

C’est le thême de « Nation », la station du jour!

Le second texte est un nouveau « One Shot », et je dois dire que je suis très content de celui-ci! Je me demande même si j’en ai écrit de meilleurs!

Problème: il est à 90% composé par…

Ma nièce de 6 ans…

Prends ça, Contrebarde.

À la faveur d’un 15 août ensoleillé, j’ai eu le bonheur de profiter d’instants privilégiés avec cette petite sauterelle, qui m’a littéralement offert un show de quatre heures, et sans entracte!

Prends ça, Céline Dion.

Chansons, histoires, chorégraphies… Ça fuse, bon Dieu que ça fuse! Les idées sortent parfois un peu pèle-mèle, mais n’est-ce pas là le génie du truc?

Ouvrir le robinet, s’affranchir de ce que pensera l’autre, envoyer les rimes au diable, les alexandrins à leur époque, mettre les pieds dans le plat, pas dans le texte!

C’est un âge formidable je pense, car elle a une appréhension suffisante (et étonnament juste) du monde sans en être prisonnière. Un vocabulaire déjà fichtrement étoffé mais une liberté d’emploi totale, sans filtre, ni grammaire.

Mon job de Tonton sera désormais de veiller à ce qu’elle ne perde jamais cette fraîcheur. Et d’avoir, moi aussi, 6 ans plus souvent!

Le texte s’appelle « Vous lutter », et j’espère qu’il vous plaira!

Belle journée et bonne lecture!

Be the panda

Bonjour à toustes!

Votre serviteur a du mal à lâcher le micro! « Haxo » va prolonger un peu son sejour dans le cocon enveloppant de la chanson française pour une station de mieux…

Mais attention, fini les rengaines bondissantes qui font les belles heures de vos karaokés! Aujourd’hui, c’est open bar sur le désespoir!

J’adore les chansons d’amour, ce sont mes préferées! Mais si elles parlent, par-dessus le marché, de rupture, j’ai mon billet en première classe pour l’extase! Peut-être parce que j’en ai peu connu, ou que la passion inhérente aux séparations (celles évoquées dans les chansons en tout cas) m’a souvent fait défaut dans ma vie amoureuse.

L’égo, assurément, n’y est pas étranger; qu’il s’agisse de ne pas faire souffrir l’autre, de ménager son entourage, de la peur de se jeter tête première dans un inconnu (celui avec un grand I, et non celui croisé sur Tinder) en marge d’une relation routinière mais rassurante, nos amours-propres, tour à tour sur-développés ou peaux de chagrin, prennent souvent beaucoup trop de place dans nos prises (ou non-prises) de décisions!

En cause: notre rapport aux autres et la place qu’on se donne dans la chaine alimentaire! L’équilibre parfait: en imposer suffisement sans se sentir indispensable, et s’accorder suffisement (ou suffisement peu) d’importance pour être « décevant ».

Il faut être un panda, quoi.

Ces colosses de fourrures n’ont pas de predateur (sinon l’homme), devenus innofensifs végétarien à travers les âges, et ils passent leur temps à se casser la gueule (pour le frisson: https://youtu.be/ZlaTvc6FB2k)! Quand au fait de ne pas se sentir indispensable, j’ai vraiment besoin de faire un rappel là-dessus?

Pas sur que même en sachant ça, mes amoureux de la station « Saint-Jacques » auraient évité le coup de bambou!

Ah, et pour faciliter la comprenette, je mets ici le lien vers la chanson qui a inspiré le texte. Une de mes favorites tout répertoire confondu!

Belle journée, (bon bêtisier panda) et bonne lecture!

Casser la voie

Bonjour à toustes!

Changement de cap! Aujourd’hui je troque ma chasuble de poête militant contre une veste à revers constellés de diamants! Poing serré, mulet affuté, public à la limite de la transe.

En coulisse, Johnny, Michel, Charles, Patrick me souhaitent bonne chance. Merci les potes! Drucker m’annonce.

Sous vos applaudissements!

Entrée en scène. Fébrile. La guitare se met à jouer toute seule, d’ailleurs elle n’est même pas branchée. Mes mains s’activent à rebours, j’essaye de donner le change, prends le rythme peu à peu. Au moment de chanter, là encore, le micro est off, inutile de donner de la voix, cette dernière sort des hauts-parleurs. Articuler, faire semblant. Le public n’y voit que du feu. Enfin peut-être qu’il voit, mais il s’en fout. Ce qu’on attend de moi, ce n’est pas un tour de chant, et c’est un tour de passe-passe. La lumière sans le son.

Play-back.

Qui n’a jamais eu le sentiment une fois dans sa vie d’ouvrir la bouche et d’en entendre sortir une autre musique que la sienne? De n’être qu’un interprète au service d’un parolier qui décidera pour nous, qu’on chantera l’amour parce qu’on est beau, des chansons rigolotes parce qu’on est gros, des chansons contre la guerre parce que c’est la guerre, ne pas trop prendre parti parce qu’il faut plaire?

C’est toute une partition de devenir son propre auteur-compositeur, au risque de perdre un peu de public.

Mais le jeu en vaut la chandelle, regardez Balavoine!

En tout cas, notre rencontre du jour à « La Muette » ne donne pas dans le play-back, au grand dam de ses voisins de banquette! Nouveau tube de l’été à retrouver sur « Haxo »!

Ben c’était un peu militant quand même, dans le fond, non?

Beau week-end, et bonne lecture!

Mona, lis ça

Bonjour!

Il suffit parfois qu’une chose soit nommée pour réaliser son existence, bien que sous nos yeux depuis toujours.

Dixit le camarade Wikipédia, « le terme « Manspreading » a, été introduit en 2014 après une campagne lancée dans le métro de New-York en 2013 pour y promouvoir des comportements respectueux. Il est utilisé pour décrire l’occupation corporelle masculine d’un espace restreint, particulièrement dans les transports en commun. »

Ou, en des termes moins policés, l’habitude toute masculine d’écarter les pinceaux à qui-mieux-mieux, dans le mépris total de son entourage proche, et, accesoirement, de signaler aux femelles potentielles qu’on a un sacré paquet de mâle reproducteur, et que cela implique parfois de laisser s’épanouir la bête au grand air, faute de la nourrir au grain.

Lorsque j’ai appris l’existence de ce nouveau concept (bien que vieux comme le monde dans les faits) et que j’ai commencé à guetter ce type de comportement, c’est bien simple, je n’ai plus vu que ça! Comme si du jour au lendemain, le grand écart facial métropolitain était devenu le sport à la mode, comme en leur temps, l’aquagym ou le Mölkky!

Il n’en est rien, bien entendu! La mise en évidence de ce comportement m’a simplement fait réaliser ce que j’avais sous les yeux depuis bien des années, sans toutefois y trouver ombrage! Comme cette petite fille, que j’ai croisée dans un film ou un bouquin (si quelqu’un a la rèf’, car je ne l’ai plus…), persuadée que la Joconde était borgne, et qui réalisa bien des années plus tard lors d’une visite au Louvre qu’une tâche d’encre gâtait le strabisme de notre chère madone dans son livre d’histoire!

Ce que l’on voit au quotidien a tôt fait de devenir normalité, et ça demande un sacré recul et beaucoup de courage pour soulever ce genre de lièvre! La moindre des choses, c’est d’intégrer ce qu’on a pas été capable de discerner par soi-même, et d’en découdre avec ces lasagnes de certitudes prédigérées!

Je me plais à penser que j’ai d’avantage été le mec se faisant tout petit entre les viaducs des alphas environnants, se serrant les genoux parfois jusqu’à la crampe. Toutefois, ne suis-je pas autant coupable que ces poseurs en laissant pisser sans rien dire?

Allez, c’est décidé, je pars en croisade, à ma sauce!

Ma première victime est toute trouvée, et va en prendre pour son rhume! Voici le prochain épisode « d’Haxo », intitulé « Rue des boulets »!

Belle journée, et bonne lecture!

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